D comme Diane, D comme Danse, attention... Célébration!

Attention… Célébration!‍ Vendredi 9 Octobre, une ébullition de bonheur a vu le jour : ce sont huit chansons de l’autrice compositrice interprète Diane. Ces huit chansons regroupées forment une danse explosive qui porte bien son nom : A la folie. N’ayons pas peur de l’automne, il donne de belles fleurs.

Écrit par Emma Puyjalon le Oct 16, 2026

‍D comme Diane, D comme Danse, et c’est ainsi que d’emblée, nous glissons dans la ritournelle d’une fièvre enchanteresse, d’une ode à la vie, la vie qui comprend la mort, la mort qui vit en nous mais la vie qui ne meurt pas, ah non, la vie qui jamais ne meurt en nous. C’est cela Diane, c’est la célébration. Son EP A la folie, propose un débordement, partage un précipice. C’est la notice, toujours humble, de comment s’exalter. S’exalter, oui, mais ne pas se méprendre sur les coups durs dans la nuque. Tordre alors sa tête, et déclencher un lancé de paillettes, composé de mélodies et de mots.

Donner soudain vie, donner ainsi voix aux clapotis contradictoires qui se déroulent dans la gueule. Les chansons laissent courir le brouhaha de l’esprit qui peut tout penser face à des situations, ou des portions de vies traversées. Esprit qui s’emballe de ce tout pouvoir et de cette peur d’impuissance simultanés. Oh, esprit qui s’angoisse de ces tourbillons. Et corps, corps qui mène cette même danse fracassante à sa manière, en embrassant les flopées et les éclaboussures de ces clapotis. Mais, Diane, ce n’est pas qu’un bordel exprimé. C’est aussi, quelque part enfin, un souffle trouvé. Fiuuuu, comme c’est bon d’entendre le Souffle. Et quel souffle! Ce souffle, c’est le refrain de chaque chanson. Une douceur de musique ou un entrain galvanisant. Tant de volutes qui font sentir combien cette frénésie qui se déroule en nous est une danse, une belle danse, une fête, une joie. C’est cela que de vivre, et c’est le partage proposé par Diane, afin de s’emporter collectivement dans cette danse folle, inarrêtable.

Diane, c’est le rassemblement, c’est vouloir qu’ensemble on respire encore, qu’on espère plus fort, parce qu’on en a envie, parce qu’on en a besoin, pour ne pas paraphraser l’artiste. Mais quel est ce besoin, d’où vient cette urgence? Et bien, tout simplement, c’est un grand Oui à la vie, parce que parfois on se trouve au bord d’un précipice dangereux, mais qu’il précède un souffle enveloppant, et que les deux ensemble forment une prodigieuse danse, et puis voilà, on emmerde ce qui anéantit la joie, on préfère s’exalter en elle, et on aime, on aime on aime, à la folie.

Diane c’est contagieux, ça fait trop parler, ça fait être en boucle, ça crée un rythme entêtant dans la tête, ça crée une cadence dingue dont on ne se remet pas tout à fait, et si ons’en remet, ça reste quelque part dans un coin du cœur. Dans ses chansons, il y a comme une formule magique, bien qu’elles ne répondent pas à une mécanique stricte. Ce serait plutôt une décoction dont toutes les déclinaisons de saveurs ont le même goût de reviens-y. Ce que j’ai aimé chez Diane, là où elle m’a eue, c’est sa vérité. Les petites pensées parasites, même lors d’une prise de parole devant une assemblée, sont dévoilées. Et ce dévoilement aurait pu perturber le déroulement fluide et paisible d’un discours, aurait pu provoquer des crissements, mais en fait, pas du tout, au contraire, c’est un soulagement pour tout le monde. C’est un fiuuuu, c’est le Souffle. La libération d’oser exister en tant qu’ êtres vibrants. Pour virevolter avec les huit titres, Diane nous invite dans la ronde d’un court métrage de 31 minutes, pour ainsi laisser le temps d’apprivoiser les chansons et un petit univers qui s'enroule autour. On entre dans les couleurs pailletées d’une tripotée de jeunes avec lesquels on a envie d’aimer. Je vous laisse aller le regarder tranquillement sur Youtube. Puis après, vous ne résisterez assurément pas au désir d’aller écouter ou réécouter les chansons, car c’est l’effet obsédant du court métrage, on a envie de rester dans ce monde, qui n’est rien d’autre que notre monde mais qu’on voit mieux, et ainsi, d’entendre les mélodies encore, encore, de rester sur ce rythme encore, encore.

Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.

Bien sûr, Diane n’est pas fêlée, mais en débordant, elle ouvre son cœur, et la lumière entre en elle, pour se redistribuer à l’infini. Un réseau d’amour se forme alors. Non ce n’est pas la conclusion d’une parabole biblique, c’est tout naturellement le pouvoir de certains artistes qui soudain nous rappellent à la grâce toute simple qu’est la vie. La vie, quand elle est jouée A la folie.

Crédit photo : Thomas Dausse

Découvrir le court-métrage

Écrit par Emma Puyjalon le Oct 16, 2026

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